Une France fidèle à elle-même, c’est une France qui garantit la sécurité sociale de ses citoyens, mais également leur liberté… tout court.

 

Et même si je sais que l’on n’a pas l’habitude d’entendre un écologiste parler sécurité, je serai un candidat écologiste qui parlera de sécurité.

 

Parce que nul ne peut ignorer le péril terroriste, qui a frappé à tant de reprises, et qui menace à tout moment.

 

Parce que je connais, sur le terrain, dans ma circonscription, à Nantes, comme ailleurs, l’exaspération des habitants devant les actes de délinquance trop souvent impunis, la peur de certains agents de nos services publics, policiers, enseignants, personnels soignants face à la montée des violences.

 

Ces peurs et ces exaspérations doivent être prises au sérieux, entendues. Pour moi être écologiste, c'est faire progresser la qualité de vie : il n'y a pas de qualité de vie sans sécurité et tranquillité publiques. Pour moi, être de gauche, c’est défendre les services publics, et donc défendre les fonctionnaires : les défendre face à ceux qui, à droite, sont engagés dans un concours pour savoir qui supprimera le plus de postes. Mais les défendre également quand ils sont victimes de violences, quand ils expriment leur peur de la violence.

 

Ma conviction, c’est que la sécurité des Français ne doit pas être la responsabilité d'un gouvernement mais de toute la société. C'est à mon sens la condition d'une vision réellement partagée de la sécurité de notre pays. Ce serait une garantie utile pour qu'elle échappe aux tentations de l'exploitation politicienne des drames qui, régulièrement, frappent notre pays.

 

Lutter contre les menaces ne suppose pas seulement des démonstrations d’autorité, mais une lucidité nouvelle : concentrer les moyens de la police et de la justice sur l’essentiel suppose la fin de la prohibition sur le cannabis, qui est non seulement la première cause de délinquance organisée mais aussi totalement inefficace dans la lutte contre la toxicomanie et terriblement consommatrice de moyens.

 

Précaution, prévention, protection, pénalisation, sont les quatre piliers de toute politique de sécurité.


6 PROPOSITIONS CLAIRES

pour renforcer la sécurité des Français


Pour sortir de l’idéologie et gagner en efficacité, mise en place d’un Haut conseil pluraliste de la sécurité intérieure

Sera placé auprès du ministre de l’intérieur un Haut conseil pour la sécurité intérieure composé de 10 membres, nommés par les groupes parlementaires et non investis de mandats électifs.

Ce conseil aura à connaître de toutes les initiatives gouvernementales en matière de sécurité, qu’il s’agisse des textes législatifs ou des dispositifs mis en place.

Il pourra émettre des recommandations et ses avis seront publics.


Pour une présence dans tous les quartiers, rétablissement d’une police de proximité

Les missions annexes à la sécurité (contrôle de vitesse, du stationnement, formalités administratives diverses, enregistrement de plaintes) seront, dans les cinq ans, transférées à des opérateurs privés.

 

Cela permettra à la police de recentrer ses missions sur la prévention et la sécurité des personnes et des biens et de dégager les moyens nécessaires au déploiement sur le terrain d’équipes de proximité, indispensables à la prévention et à l’intervention rapide pour mettre fin aux dégâts de la petite délinquance.


Pour tarir les systèmes maffieux et décharger police et justice, expérimentation d’une légalisation de l’usage et de la commercialisation contrôlée de cannabis

Dans les 18 mois suivant l’élection présidentielle une nouvelle législation sera adoptée.

Elle devra comprendre trois volets : sanitaire, sécuritaire et économique.

Elle intégrera un exclusivité de la commercialisation du cannabis et de la marijuana sur le modèle des débits de tabac.

Toute vente en dehors de ce réseau contrôlé demeurera illégale.

Ce dispositif expérimental sera valable cinq ans - le temps d'en mesurer les effets - période à l'issue de laquelle soit une loi tirant les leçons de l'expérience et en corrigeant les éventuels effets pervers constatés serait adoptée, soit on reviendrait à la législation actuelle.


Pour prendre le mal à la racine, recrutement d’éducateurs spécialisés dans la lutte contre la radicalisation

Des éducateurs spécialisés dans la lutte contre la radicalisation seront recrutés dans chaque région pour former et faire travailler ensemble les multiples acteurs engagés dans la lutte contre la radicalisation.

Ils contribueront au retour nécessaire à des formes de médiation sociale que l'on avait laissé dépérir, et à la formation de nouveaux corps de métiers.

Ils constitueront une interface indispensable entre les mondes de la prévention spécialisée, du travail social et les services de sécurité.


Pour plus d’efficacité et de rapidité, renforcer les moyens, l’indépendance et la stabilité de la justice

Afin de permettre le retour à la stabilité des procédures pénales mise à mal par la multiplication de lois pendant les 10 dernières années, le quinquennat à venir ne verra aucune nouvelle loi de circonstance adoptée.

C’est sur les moyens humains et matériels que sera mis l’accent : en poursuivant le plan budgétaire de soutien à la justice, notamment par la poursuite du recrutement des magistrats et auxiliaires de justice, en amplifiant ses effets par un investissement spécifiquement dédié à l’informatisation des procédures et à la dématérialisation des actes.

 


Pour sévir mais aussi réinsérer plus efficacement, en finir avec la « prison unique »

Le plan pluriannuel de construction de nouveaux établissements pénitentiaires annoncé par le gouvernement sera mené à bien.

Afin d’en accélérer la mise en œuvre, une simplification spécifique des règles d’urbanisme sera établie.

Trois catégories d’établissements seront créées afin de tenir compte de la diversité des profils des personnes incarcérées, parmi lesquelles des établissements de contrôle et de réinsertion pour les peines courtes, dont la gestion pourra être confiée aux régions qui en feraient la demande.