Premier tour des primaires citoyennes : déclaration de François de Rugy

Mesdames, Messieurs,

Je veux avant tout remercier celles et ceux d'entre-vous qui avez participé à cet exercice démocratique de la primaire de la gauche.

J'avais dit que je serais le candidat du parler-vrai : je le serai jusqu'au bout.

La participation enregistrée aujourd'hui doit interroger tous les progressistes qui ne se résignent pas à devoir choisir au deuxième tour de la présidentielle François Fillon contre Marine Le Pen.

C'est pourquoi je pense aussi à vous, qui étiez venus voter à la primaire en 2011 et n'avez pas voté aujourd'hui. Je pense à vous qui avez voté François Hollande au premier tour de la présidentielle et êtes "ailleurs" aujourd'hui.

Il nous faut renouer ce fil d'ici le 23 avril prochain.

Le parler-vrai, c'est de reconnaître que j'aurais aimé obtenir un résultat plus important. 

Je constate que dans une campagne très courte, une mécanique s'est mise en place qui a eu pour conséquence de concentrer l'attention médiatique sur quatre candidats, et finalement de polariser les choix sur trois d'entre-eux.

Pour autant, vos 60.000 suffrages - c'est une estimation à cette heure- font qu'aucun candidat écologiste n'avais rassemblé autant de voix, lors de primaire, quelle qu'elle soit.

Tout au long de cette campagne, je me suis employé à faire entendre une voix nouvelle : celle d'une écologie positive et pragmatique, une écologie responsable et concrète, une écologie du bon sens. Une écologie qui s'inscrit dans le rassemblement des progressistes.

A chacune et chacun d'entre-vous qui m'avez apporté votre suffrage aujourd'hui, je veux dire ma détermination à continuer dans les mois qui viennent à porter cette voix : celle du progrès par l'écologie.

C'est dans cet esprit que je propose à Benoit Hamon et à Manuel Valls - que je félicite pour leur qualification au deuxième tour-, de les rencontrer dès demain. 

A l'un et à l'autre, je demanderai quels points du projet que j'ai porté ils sont prêts à intégrer dans leur programme.

Et je les interrogerai également sur les points de divergences que j'ai pu identifier lors des débats.

Je leur demanderai enfin comment ils entendent, concrètement, contribuer à l'indispensable rassemblement des progressistes d'ici le premier tour de l'élection présidentielle.

Je ferai ensuite connaître ma préférence, chacun demeurant évidemment libre de son expression dimanche prochain.

Mes derniers mots iront à mon équipe, à ma directrice de campagne, Véronique Massonneau, mais aussi aux militants, aux élus, parlementaires, et ministres qui m'ont soutenu.

A eux comme à chacune et chacun d'entre-vous qui m'avez apporté votre soutien, je veux dire que pour rénover la gauche, rénover la vie politique française, inscrire l'écologie au coeur du projet des progressistes, nous avons tant à faire ensemble.

Vive la République !

Vive la France !